Dimanche 11 décembre 2005

cette nouvelle journée de travail intense dans la maison promettait d'etre interessante, et elle l'a été.

on s'est répartit en deux équipes, une au platre et l'autre aux parpaings.

coté parpaings les préparations ont été longue, nettoyage, prise de cote, dépose du coffrage de la poutre, puis mise en route de la betonniere et me voila l'heureux fabricant de mon premier mortier :

ensuite, il a fallut monter les parpaings sur un lit de mortier :

et petit à petit, les murs ont grandits :

jusqu'à ce qu'on se retrouve à la hauteur du chainage qui sera posé lors de la prochaine journée :

pendant ce temps là, la seconde équipe a monté la cloison dans la pièce du rez de chaussée afin de créer une cuisine :

cette cloison fait que maintenant, on commence réèlement a visualiser ce que sera notre interieur très bientot :

Cyril toujours présent dans les bons coups en a profité pour faire les joints :

la cloison terminée, il ne manquait plus qu'a fermer l'ancienne porte d'acces à la grange pour en faire un placard et definitivement realiser ce que sera notre cuisine :

prochain objectif : dans la semaine, je remets la betonniere en route et je pose le chainage, puis si tout ne s'est pas ecroulé, je continus à monter les parpaings pour finir ce mur qu'on attend depuis presque le début.

d'ici le reveillon, on va aussi monter les cloisons de la future salle d'eau du RDC et mettre en place l'essentiel de la plomberie du niveau, il ne manquera plus que l'isolation, l'electricité, les chappes et les fermetures pour dire que le RDC est viable, pour le reste on verra plus tard.

à bientôt pour de nouvelles aventures des pioniers du BTP...

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Dimanche 27 novembre 2005

ca n'a pas été sans mal, mais j'y suis arrivé, en quelques jours, j'ai reussi à reunir toutes les conditions pour que le plancher béton du premier étage puisse etre coulé.

tout d'abord, il a fallut reunir une équipe de gars courageux, ca a été le plus simple, puis trouver une centrale béton qui me fasse des tarifs pas trop prohibitif, puis une date.

lorsque toutes ces conditions ont été reunies, RDV est pris pour le vendredi 25, 8 heures du mat pour tout mettre en place et faire que tout ce passe bien.

huit heures moins cinq, j'arrive, la tête encore dans le gaz, mais en me garant devant la maison, je me suis vite réveillé, l'engin qui avait pris place devant était énorme, c'était la pompe à béton qui allait nous servir à monter le liquide plein de cailloux à trois metres de hauteur, et quand j'ai vu l'engin, j'ai tout de suite compris qu'on aurai aucun probleme à ce niveau là :

là, les choses serieuses commencent vraiment, cet engin de fou va se mettre en place, mais on m'avait annoncé une fleche de 24 metres et en définitive, c'est une fleche de 40 qui est venu, un camion pompe qui coute dans les 300 000 euro...

j'avais vu avec les voisins de derriere pour pouvoir se positionner dans le chemin qui longe notre maison, mais vu la taille du camion, il a fallut empieter sur le terrain du voisin d'à coté :

puis la premiere toupie de 8 m3 est arrivée et s'est positionnée à l'arrière de la pompe tout ca avec un beau ciel bleu :

le tuyau a été passé par la porte de la grange et on n'avait plus qu'à couler :

tous équipés de bottes, les deux pieds dans le béton, le tuyau à commencé à déverser son lot de matière grisatre et de caillasse :

avec les rateaux à bétons que j'avais acheté le matin même, Steph, Fernando et moi, on a tiré le beton pour le repartir dans toutes les parties du plancher :

et pendant ce temps là, avec une règle et le niveau à bulle, Miguel lissait le sol :

par contre, on avait prévu environ 12 m3 pour la totalité des planchers sauf que les estimations n'étaient pas bonne puisque le double coup de klaxon annonçant que la toupie était vide est arrivé alors qu'on avait à peine fait la moitié du plancher du premier. donc nouvel appel a la centrale beton pour commander une nouvelle toupie de 8 m3, snif, la facture va etre salée...

pendant ce temps là, Fred et Cyril n'ayant pas de rateau à béton pour eux, ont décidé de continuer à creuser la terrasse que j'avais entamé la veille :

Fred s'est même attaqué à un pauvre arbuste qui n'avait pour seul tord que d'etre placé au mauvais endroit :

fin de journée, on a coulé les 16 m3 qui ont été livrés, tout les planchers sont lisses, ca coule de partout, l'eau dégorge de partout, mais on a un immense sentiment de satisfaction du travail bien fait, nos planchers sont là... pendant ce temps là, la pompe s'est repliée, puis a été lavée devant la maison  mais là, le ciel n'était plus bleu mais chargé :

prochaine étape, on coule la terrasse et on monte les murs et cloisons du RDC.

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Mercredi 16 novembre 2005

après quelques jours de repos bien mérités, nous voici de retour sur le chantier, on avait tout juste récupéré physiquement mais la journée qui nous attendait n'était pas prévue pour être de tout repos.

en effet, le programe est simple, retirer le gigantesque tas de gravas qui décore le devant de la maison, et dans le même temps, installer les cinq poutrelles qui ont manquée mardi dernier, puis le treillis soudé servant à armer le béton et si il reste du temps, commencer les préparatifs pour les sols coté maison.

le tas de gravas, c'est pas la fête, alors, j'ai prévu le coup, un voisin est venu avec un manitou équipé dun godet, j'ai loué un camion à Kiloutou (il faudra que je pense à prendre des actions chez eux, avec le nombre de choses que je leur loue...), un pote m'en a prété un second et voici l'ampleur de la tache :

huit heures cinquante, un gros bruit, c'est le bull qui arrive, et rapidement, il se met a attaquer le tas de gravas :

à treize heures, on avait fait neuf voyages avec les camions jusqu'a un tas de gravas qu'un agriculteur de coin m'avait autorisé a agrémenter de miens. neuf voyages, vu comment on avait chargés les bennes (il y en a même une qu'il a fallut commencer à décharger à la main, le verin refusait de la soulever), ca représente environ 12 tonnes de terre, caillasses, meulières, parpaing et ciment.

après cela, ca donne ca :

pendant ce temps là, la deuxième équipe était à pied d'oeuvre afin de finaliser le plancher, les poutrelles et hourdis manquant ont été rapidement posés, puis il a fallut faire le coffrage derriere la porte de grange afin d'empecher le beton de se transformer en cascade lorsqu'on coulera, et enfin, ca a été au tour du treills soudé d'être posé :

là, on peut voir comment une disqueuse fait des etincelles lorsqu'on coupe le treillis en trop au dessus de la trémie de l'escalier.

à la fin de la journée, ca donne ca :

pour la première fois depuis qu'on a la maison, on a pu aller toucher le mur au dessus de la porte de grange, et dieux sait que les trois poutres qui forment le lintaux au dessus sont enormes et en bon état.

ca fait aussi drole de pouvoir atteindre la fenetre sur le pignon, car même si elle est trop haute à l'heure actuelle et va être ramenée à une hauteur plus pratique, cela est agréable de pouvoir l'ouvrir.

merci à Pascal, Cyril, Pascaline, Frédéric et Jacques pour l'aide apportée. désolé d'avoir été en retard pour le barbecue.

 

prochaine étape : on coupe la dalle du premier étage, et s'il reste du ciment, on fait celles dans la maison. RDV la semaine prochaine pour la suite des aventures...

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Jeudi 3 novembre 2005

J'ai oublié une chose essentielle dans mon précédent article :

 

MERCI

à Cyril, Fred, Agnes, Stéphane, Jérome, Foly et Sébastien pour leur aide précieuse et le courage qu'ils ont tous eu pour affronter le chantier.

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Mercredi 2 novembre 2005

week end de la toussaint,

j'ai reussi a trouver tout les matériaux necessaires à la réalisation du plancher (on les avait déjà sur le chantier, mais le fournisseur puisque non payé les avait récupéré sans vraiment m'en parler...), une équipe de potes avait été recrutée, deux gars qualifiés embauchés, bref tout était pret.

le lundi, livraison du matos, on s'est tappé 120 metres de poutrelles beton à 2, c'est super lourd...

le mardi, 8 heures, tout le monde arrive sur le chantier, des mines de pas bien réveillés, c'est normal, on préfèrerai tous etre encore au lit, mais bon, c'est pour la bonne cause.

le programme est simple, installer 24 poutrelles en beton armé, y rajouter les hourdis (ou entrevous) en PVC pour finaliser le tout (d'ailleur, je fais une petite appartée pour bénir le mec qui a inventé le PVC, ca nous a permis de bosser vite, bien et surtout de pas finir encore plus mort et démollis que ce qu'on était déjà...), faire la tremis pour l'escalier et etailler le tout.

rien de plus facile.

j'avais récupéré 60 étais chez un gars qui comme nous s'est fait escroquer par le meme Paul mais qui lui avait dans son malheur, la chance d'avoir son plancher déja installé et etaillé, comme ca, il n'a eu juste qu'a le couler et à retirer les etais pour me les préter.

on avait formé une petite équipe de bras cassés, 6 personnes tout de même encadrées par des pros et vogue la galere, on a commencé à poser les deux premieres poutrelles avec les hourdis puis une troisième,

je sais pas combien pèse une poutrelle, mais à la troisième ca comence déja à être lourd, même si on était nombreux pour les porter. on a ensuite continué la pose pour finir la première partie.

vu du dessus, un plancher en hourdis pvc, ca ressemble à cela.

ca fait un bien fou moralement de voir de la vie sur ce chantier et surtout de ne plus voir le toit quand on est dans la grange, voir ce plafond, c'est un enorme soulagement pour nous deux, car ca fait 6 mois qu'on est proprio et qu'on ne voit pas vraiment les choses avancer, mais je l'annonce, on passera noel dans la maison.

une fois le garage recouvert, on s'est attaqué au séjour, et là, la fatigue commencait à se faire vraiment sentir

mais heureusement on avait reçu deux renforts de plus dans la matinée, ce qui a été bien utile pour porter les poutrelles à bout de bras.

le sejour commencait à prendre forme, et nous nous sommes accordés une pose déjeuner bien méritée, mais une heure plus tard, on a repris car c'était au tour de la tremis d'etre attaquée

d'abord, il a fallu installer les derniers hourdis, puis on a etaillé les poutrelles qui allaient etre coupées

la journée s'est achevée avec la nuit, on avait tous l'air de zombis et un nuit de sommeil n'a pas suffit a nous remettre d'applomb, le lendemain au bureau, les traits étaient encore tirés, mais c'est pas grave car c'est de la bonne fatigue.

samedi, on remet ca, il manquait 5 poutrelles, elle seront livrées vendredi, il faut faire les coffrages et installer le treillis soudé, ensuite, on s'attaque à préparer les sols de la maison comme ca, lorsqu'on coulera le plancher, on coulera en même temps les sols de la maison.

samedi sera une autre journée d'enfer et l'article devrai montrer encore quelques belles scenes.

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Mercredi 2 novembre 2005

on commencait à croire que j'étais en prison, puisque depuis cet été, je n'ai plus mis un seul article sur le blog, mais il y a une explication.

cet été, alors que nous étions partis en vacances, les maçons ont arrétés le chantier, prétextant des vacances bien méritées, ce que je peux comprendre, mais difficilement admettre quand on se rappele que le chef de chantier m'avait promis une continuité des travaux.

puis de retour en aout, les travaux ont repris bonnant mallant, jusqu'a ce que le mur de pignon soit enfin terminé.

puis, on a commencé à sourire, se disant que tout arrivait enfin quand un fournisseur est venu livrer les matériaux nessécaires à la pose du plancher du premier étage.

et la mi-septembre est arrivée, et avec elle, un appel de cette quiche de gérante de la société de maconnerie qui était aussi l'archi (souvenez vous, c'est la quiche dont je parle dans d'autres articles).

avec cet appel, on a pris une chappe de plomb sur le dos. La société était en liquidation, le chef de chantier s'était fait la malle avec l'argent des clients, plus celui qui aurai dû servir à payer les ouvriers, plus celui qui aurai dû servir à payer les fournisseurs.

au final, la société a un passif de près de 100 000 euro, nous on a payé pour des travaux qui n'ont pas eu lieux et le chantier est arrété...

alors voila pourquoi je n'ai pas été très prolixe ces derniers temps, car pour se remettre de tout ca, il fallait retomber sur nos pattes et voir quelles étaient nos solutions.

en gros, on ne retrouvera jamais notre argent car Paul (l'escroc) s'est barré au Portugal.

notre maison ne va pas avancer toute seule, mais nos moyens sont maintenant un peu limités donc il faut reunir toutes les forces vives autour de nous pour aller de l'avant.

 

du coup, reunion de crise avec les amis qui ont le courage de me dire que si j'ai besoin d'eux, ils sont là même s'il ne savent pas faire grand chose.

la suite dans l'article suivant

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Lundi 4 juillet 2005

ce samedi, j'ai donc décidé de casser la terrasse en beton existante pour profiter de la benne présente sur le chantier, du bobcat qui est stationné dans la grange.

il a fallut d'abord faire une breche dans le grillage, puis d'y ammener le bobcat,

ensuite enlever le sable qui était entreposé sur la dalle

puis de deraciner la boule qui bouffait de la place

ensuite, la demarche a été simple, on place le godet sous le beton et on souleve, puis on casse le beton a la masse pour pouvoir le charger et on le met dans le godet pour aller vider dans la benne

 

après cela, il faut simplement egaliser un peu le sol qui a été labouré par les roues du bobcat et on referme le grillage.

dommage que vous n'ayez pas été là, vous auriez pu soutenir Flo pendant que j'avancais sur deux roues avec le bobcat lorsque je grimpais sur le terrain...

pour les plus chanceux, je vous montrerai le petit film...

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Lundi 4 juillet 2005

tout allait bien ce jour là, il faisait pas tres beau, mais j'étais de repos et j'allais me preparer à aller voir le chantier quand j'ai reçu un appel du chef de chantier me disant : je vais en urgence au chantier, les ouvriers ont appelé, un mur s'est effondré...

j'ai alors sauté dans ma voiture, et quelques minutes plus tard, j'étais sur le chantier à mon tour.

en arrivant, j'ai faillit rigoler, car en guise de mur effondré, il y avait quelques pierres tombées au sol.

mais en y regardant de plus pret, on s'est apperçu que l'interieur du mur était tout pourri, le torchi était devenu du sable du fait d'infiltrations et d'usures.

donc il a fallut abattre tout le pan de mur afin de le remplacer par un mur en parpaing donc on perd deux ou trois semaines et il va falloir trouver un peu de sous en plus...

pour mieux travailler, ils ont meme fait venir un tracto pelle bobcat de chez kiloutou.

par contre comme ils l'ont laissé le week end, et qu'ils m'ont expliqué comment cela se pilote, le prochain article y sera consacré...

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Mardi 14 juin 2005

comme il fait beau et que j'ai un peu de temps, j'ai pris quelques jours de repos, j'ai donc pris mon courage à deux mains, ma pioche et un peu d'eau pour creuser un trou dans ce terrain que je commence tout juste à apprivoiser afin d'y planter un arbre qui pour l'instant fait tout rikiki :

ceci est un tulipier de virginie. ca ne se voit pas vraiment pour l'instant mais dans quelques années il sera comme cela :

et à l'automne, il prendra son manteau coloré pour accueillir l'hiver :

avant qu'il soit comme cela, il va falloir attendre quelques années, mais j'espere bien le voir grandir et changer de couleur de nombreuses années.

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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Lundi 13 juin 2005

après le choc créé par les images de gravas, de ruines et de désolation, voici quelque chose de plus zen,

la même pièce maintenant nettoyée :

là, on peut vraiment voir que lorsque des maçons portugais se mettent à travailler, même si c'est pas pour faire de la maconnerie, ils arrivent à faire quelque chose de pas trop mal.

et pour preuve, comme ils ont bien nettoyés la pièce du haut et que celle du bas est en cours de finition, la deuxieme de la douzaine de bennes prévue est en train de se remplir :

 

logiquement dès demain, celle là sera pleine et la suivante prendra sa place afin qu'ils la remplisse tranquillement.

Par Laurent - Publié dans : viellespierres
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